Rencontre avec Clothilde, à propos de la Nuit de la Mode de Sciences Po

19 avril 2010 Un Commentaire

Pour la deuxième année consécutive, la Nuit de la Mode à Sciences Po permettra à de jeunes créateurs et artistes de présenter leur travail à un parterre de professionnels. Clothilde Gallet, étudiante du Master Marketing et Études et co-organisatrice de l’événement nous présente son projet collectif, qui se veut un tremplin pour les jeunes créateurs.

La nuit de la mode

- Bonjour Clothilde. Peux-tu nous dire qui est derrière La Nuit de la Mode ?  Comment est née l’idée de ce projet collectif ?

Clothilde Gallet: Nous sommes 7 étudiants, des masters marketing et finance &stratégie, mais aussi urbanisme ! Tous passionnées par la mode et la création. Malheureusement il ne nous était pas vraiment possible d’exprimer cette sensibilité dans notre cursus, on a donc profité des projets collectifs pour approfondir notre passion et aller contre les préjugés habituels sur la mode.

Notre but, c’est de rencontrer et promouvoir de jeunes créateurs pour les mettre en contact avec le monde de la finance et du business, tout en démontrant le dynamisme de Sciences Po, la variété de ses profils et des sensibilités, en particulier artistiques.

Sciences Po et la mode, a priori, ce sont deux mondes opposés. Un événement du même genre avait eu lieu l’année dernière, mais cette année, on s’inscrit dans une dimension plus politique. Par exemple, le ministre de l’industrie a récemment pointé du doigt le fait que la création française n’est pas assez valorisée. Le ministère cherche ainsi à fédérer les différents acteurs sur le sujet pour gagner en notoriété. Paris bénéficie d’une tradition de création, mais malheureusement le secteur de la mode reste assez figé. On veut montrer qu’il y autre chose que Dior et Chanel, que la jeune création existe. C’est un moyen d’aborder des problèmes autant politiques qu’économiques ou sociologiques, au-delà des clichés sur la superficialité de la mode. Bref, c’est sujet qui peut sembler assez frivole mais ça ne l’est absolument pas.

- Comment s’est passée l’organisation, la recherche de sponsors et de partenaires ?

Clothilde Gallet: La recherche des sponsors a été assez difficile et n’est toujours pas bouclée. Nous sommes seulement des étudiants et nous avions besoin de sponsors et de partenaires professionnels, reconnus dans le secteur de la mode. Depuis le début, Floriane de Saint Pierre et son équipe nous a briefé et initiés aux réalités du secteurs. La direction de Sciences Po, très emballé le sujet nous a apporté un soutien institutionnel.

Puis la Favela Chic a cru à notre projet et a mis à notre disposition son restaurant et sa salle, et à partir de ce premier partenariat, on a pu beaucoup avancer dans ce projet… Mais c’est un travail de longue haleine, il y a eu de nombreuses prises de contacts sans retours… Mais a partir du moment où la Favela Chic et son propriétaire nous ont fait confiance, un cercle vertueux s’est enclenché.

Ariel Wizman devrait mixer à la soirée, Avene va nous fournir en produits de maquillage. On est aussi en contact avec l’Institut Français de la Mode. Surtout, les éditions Jalou (L’Optimum, L’Officiel, Muteen, Jalouse…) sont très impliquées : leur web-TV va filmer le défiler et ils nous fourniront une couverture presse, notamment dans l’édition internationale de l’Officiel. C’est très bon pour tous les créateurs qui vont être mis en avant.

- Comment avez-vous choisi les artistes participant au défilé ?

Clothilde Gallet: Les sept créatrices (oui, il n’y a que des femmes) ont été sélectionnées auprès des écoles de mode de Paris, de nos contacts perso ou au travers des salons de créateurs. A chaque fois ce sont des coups de cœur. On a voulu montrer des choses de qualité, que l’on trouvait intéressantes et innovantes. Toutes les créatrices appartiennent à des univers très distincts, pour montrer la diversité de la création et des talents. C’est une fenêtre d’expression, loin de l’image figée, glacée de la mode.

- Pour finir, quelles sont les modalités pratiques de l’événement?

Clothilde Gallet: L’événement aura lieu le lundi 7 juin 2010 et le défilé commencera vers 20h30-21h… Il y aura un cocktail après le défilé, l’occasion de générer des échanges et des contacts. L’événement s’adresse aux professionnels du luxe, de la mode et des cosmétiques, c’est quelque chose de très professionnel, un tremplin au service des créateurs et de la création. On est aussi en train de réfléchir à un aftershow pour les étudiants de Sciences Po.

A coté, on a décidé de mettre en avant de jeunes photographes, graphistes, mannequins, pour en faire un véritable vivier créatif de qualité. La mode est un secteur exigent et difficile pour les nouveaux venus ; le but c’est de créer un événement pérenne, une occasion pour les jeunes artistes, dans tous les domaines, de participer, chacun à leur manière, pour se faire connaître.

Plus d’infos:

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Un commentaire »

  • Jean Claude a écrit:

    Bonjour Clothilde

    Belle initiative, bravo…

    Pour rebondir sur vos propos « C’est un moyen d’aborder des problèmes autant politiques qu’économiques ou sociologiques,
    au-delà des clichés sur la superficialité de la mode. Bref, c’est sujet qui peut sembler assez frivole mais ça ne l’est
    absolument pas ».

    En effet pas si frivole la mode, avez vous penser à greffer à votre évènement un aspect caritatif et mobilisateur en faveur d’associations ?

    Votre cible, les 25-40 ans, cette fameuse Génération Y qui rêve de changer le monde devant ou derrière son écran d’ordinateur est une cible de collecteurs (webquêteurs) de rêve qui peuvent mobiliser leur entourage via le web à l’occasion de votre évènement.

    Juste une idée, à vous de voir…

    Encore bravo

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