Sciences Po

Une nouvelle maquette pour un nouveau master

27 mai 2011 par Damien (Sciences Po)

Les raisons du changement

Le marketing se situe dans un monde en évolution. Certaines techniques employées ne sont plus adaptées, ou ne permettent pas de comprendre intégralement des consommateurs de plus en plus complexes. Au cours de la dernière décennie, trois grands bouleversements ont eu lieu : une révolution numérique, une crise écologique, et, de façon plus conjoncturelle, une crise économique. Par conséquent, le modèle de consommation de masse tend à être remis en cause. Désormais, les consommateurs  ont changé de mentalité. La maquette se devait de rester en lien avec le monde. Par conséquent, les enjeux du futur ont été identifiés, et de nouveaux cours sont proposés, en accord avec l’ADN de Sciences Po.

Trois nouvelles filières

Le nouveau master comprend trois filières en lien avec les nouvelles problématiques mondiales.

La première filière est orientée vers le luxe, car ce secteur est en pleine évolution. Le luxe tend à se développer très rapidement dans les pays émergents.  Sciences Po accueille actuellement 40% d’étudiants étrangers, dont beaucoup issus de ces pays, et qui peuvent apporter leurs connaissances et visions de la situation.  Cet atout peut rendre la filière luxe très attractive.

La seconde filière, à savoir une formation spécialisée dans l’E-business, tend à répondre aux nouveaux enjeux des sociétés sur le web. Elles doivent désormais gérer leur réputation et leur distribution non seulement par les canaux classiques, mais également sur le web.

Enfin, le marketing alternatif (associatif, culturel, social, consommation partagée…) peut être une force de Sciences Po, dans la mesure où la sociologie y est prééminente. Une telle formation est nécessaire, puisque les différents publics tendent à être réticents à la consommation, ou aux marques. De plus, les secteurs d’application du marketing s’étendent alors que de nouveaux acteurs y font appel.

Une orientation facilitée

L’objectif consiste également  à aider les élèves dans leur orientation. Beaucoup d’élèves hésitent lors de leur orientation entre l’Ecole de la Communication et le master Marketing et Etudes. Un marketeur n’a pas forcément le même profil qu’un spécialiste en communication. Le master Marketing et Etudes prépare aux métiers des études qualitatives et quantitatives, ainsi qu’à différents métiers centrés sur l’offre et le consommateur (une liste non-exhaustive des métiers est disponible dans l’onglet Métiers du site). Un élève de l’école de la communication, quant à lui, se destine à travailler dans la publicité, les relations publiques, le lobbying… La nouvelle maquette et ses différentes filières permettent de choisir clairement entre les deux masters.

Une place importante à la professionnalisation

Enfin, il s’agit de donner une place importante à la professionnalisation dans le master. Il est tout d’abord possible d’effectuer une année de césure à la fin de la première année de master afin de découvrir le monde du travail. Les élèves peuvent également opter pour un enseignement en apprentissage au cours de la seconde année de master, ce qui permet d’intégrer le monde professionnel. Après l’obtention de leur diplôme, les étudiants sont alors plus crédibles auprès des entreprises, et leur profil pourra être préféré.  Avec un véritable aller-retour entre l’école et l’entreprise, le diplôme atteste des qualités opérationnelles de l’étudiant.

Nous souhaitons remercier Suribey Chamorro Plaza, responsable pédagogique  du master, pour avoir accepté de répondre à nos questions.

Compte-rendu de la réunion sur l’apprentissage du jeudi 3 février 2011

21 février 2011 par Clemence (Sciences Po)

Rappelons tout d’abord qu’il est possible de faire une année de césure suivie d’un apprentissage.

Différences pratiques entre stage et apprentissage


L’apprentissage diffère du stage sur plusieurs points.
Tout d’abord, le statut: le stage est effectué par un étudiant, qui travaille pour une durée donnée dans une entreprise, pour une rémunération au montant souvent faible, voire inexistante. A l’inverse, signer un contrat d’apprentissage fait de vous un salarié de l’entreprise, payé au minimum à 70% du SMIC (80% dans une administration), et qui poursuit en parallèle ses études, le plus souvent à raison de 4 jours en entreprise pour 1 jour de cours, même si cette dernière donnée est variable: il est également possible de travailler tous les jours, et de suivre les cours le soir.
Sciences Po s’adapte aux situations des différents apprentis, les desiderata de l’entreprise étant d’abord pris en compte. L’apprenti a donc le choix entre moins de cours différents que s’il suivait une scolarité «normale», et il lui faut suivre 8h de cours par semaine.

L’apprentissage consiste en un contrat de 12 mois, qui doit se terminer après la diplômation, le 30 septembre. Il faut donc le faire commencer au minimum au 1er octobre. Ce contrat est un CDD, qui stipule que l’apprenti, lorsqu’il n’est pas dans l’entreprise, doit être en cours: il n’est pas possible de prendre des journées, ou des demi-journées, de «pause» sous prétexte que l’on jongle entre école et entreprise.
En revanche, puisque l’apprenti est un salarié, il a droit à des congés payés. De même, puisqu’il a le statut d’un salarié poursuivant ses études, ses frais de scolarité sont payés par l’entreprise.

Apprentissage et perspectives d’avenir

Outre ces avantages matériels, l’apprentissage a également sur le stage des avantages en terme de perspectives d’avenir. Sur un CV, l’apprentissage est perçu comme un véritable contrat de travail, et marque favorablement les employeurs: l’étudiant qui a réussi à mener de front travail en entreprise et études acquiert une image de quelqu’un de sérieux, motivé, et que la charge de travail n’effraye pas.

De plus, le taux de transformation de l’apprentissage en premier emploi est plus élevé que celui du stage: l’apprenti a plus de chances de se faire embaucher par son entreprise à l’issue de son contrat que le stagiaire (même s’il ne s’agit que d’une possibilité, et non de quelque chose de systématique).
En effet, l’apprentissage permet à l’entreprise d’observer et de former le jeune salarié pendant un an: l’embaucher à l’issue de son contrat ne représente donc pas une prise de risques (si le jeune salarié a donné satisfaction).

Les entreprises sont donc incitées à l’apprentissage d’un point du vue humain (elles forment des gens qu’elles pourront embaucher), mais également d’un point de vue légal: toute entreprise de plus de 250 salariés doit payer une taxe d’apprentissage si elle ne remplit pas ses quotas d’apprentis (qui doivent représenter 3% de la masse salariale).

Chercher un apprentissage


Les offres d’apprentissage paraissent généralement autour du mois d’avril: rien ne sert donc de commencer à chercher trop tôt. En effet, avant cette période, les entreprises ne savent généralement pas combien d’apprentis elles peuvent embaucher, ni de combien de personnes (et de quel profil) elles auront besoin dans l’année.

Lors des candidatures spontanées, qui sont bien sûr possible, la prudence reste toutefois de mise: toutes les entreprises ne recherchent pas d’apprentis. Il convient donc de postuler pour «un stage ou un apprentissage», afin de ne pas se fermer d’opportunités.

Le choix de l’entreprise est très important. Certains grands groupes prestigieux, qui attirent les candidatures plus qu’ils ne les recherchent, ont tendance à laisser peu de marge de manœuvre aux jeunes apprentis (ou stagiaires). Mieux vaut alors tenter sa chance dans des entreprises plus petites, où les tâches à effectuer seront plus nombreuses, voire plus intéressantes. Il ne s’agit donc pas de choisir en fonction de l’entreprise, mais bien en fonction de l’emploi proposé.

Trouver un apprentissage


Lors des entretiens, rester courtois est primordial: l’étudiant représente son école, et laisse une image qui va influencer le recruteur lorsqu’il aura affaire à d’autres étudiants de la même école.
De même, pouvoir expliquer voire justifier son parcours est important: les recruteurs recherchent une certaine logique, et de la cohérence dans la trajectoire des étudiants qui postulent. Mais il est possible de se justifier d’un parcours atypique en expliquant que ces diverses expériences avaient pour but de se forger une idée précise de ce qu’on ne veut pas faire comme métier.

Après l’entretien, envoyer un mail est possible, que ce soit pour remercier, pour demander des précisions, ou bien pour ajouter une information éventuellement oubliée lors de l’entretien. Mais dans tous les cas, penser à prévenir à l’avance lors d’une impossibilité de se présenter au rendez-vous: là encore, c’est l’image de toute l’école qui est en jeu.

Enfin, il est important de garder à l’esprit que l’on ne passe pas l’entretien pour demander un stage ou un apprentissage, mais bien pour offrir ses compétences!!

Rentrée Solennelle du Master

13 septembre 2010 par Benoit (Événements, Sciences Po)

La rentrée solennelle du Master Marketing et Etudes aura lieu le vendredi 17 septembre à 18h amphi Caquot (28 rue des Saints Pères), le pot de bienvenue se déroulera dans le petit hall en face de l’amphi vers 19h. Venez nombreux!

Richard Descoings nous donne sa vision du Master Marketing de Sciences Po

26 mai 2010 par Benoit (Sciences Po)

Pour notre blog, Richard Descoings, directeur de Sciences Po a accepté de répondre à quelques questions sur le Master Marketing et Études et les particularités de la formation dispensée aux étudiants de Sciences Po.

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Présentation de TNS-Sofres et des métiers des études

7 mai 2010 par Benoit (Événements, Métiers, Sciences Po)

Lundi 10 mai prochain, l’Institut TNS Sofres (groupe WPP), le leader français des études marketing et d’opinion, viendra se présenter aux étudiants du master Marketing et Etudes (et aux autres). Ce sera l’occasion de faire le point sur les opportunités d’emploi dans le secteur des études de marché et d’opinion.

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Lundi 10 mai de 9h à 10h

En salle B 404 (56, rue des Sts Pères – 4ème étage)

Le site de TNS Sofres