Master Marketing : les cours du second semestre de M1 (2/2)

9 janvier 2012 par Edouard Mathieu (Sciences Po)

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À l’occasion des inscriptions pédagogiques en master qui ont eu lieu aujourd’hui, nous vous proposons une brève présentation des différents courts que suivront les élèves du master au cours du second semestre de leur première année. Ce second post est dédié aux cours électifs : il s’agit d’une série de cours parmi lesquels les étudiants doivent choisir deux enseignements pour ce semestre. Au-delà des cours obligatoires, ces cours choisis permettent donc aux étudiants d’approfondir leur intérêt pour un domaine particulier, ou au contraire de découvrir de nouveaux sujets.

Enseignements électifs

Les enjeux de la beauté et des modifications corporelles : Elisabeth AZOULAY (directrice de Babylone Conseil)
Cet enseignement part d’un constat : la quête de beauté obsède l’espèce humaine depuis plus de cent mille ans et le corps humain est son médium privilégié. Modelage du corps et définition de canons, soins et applications de couleurs, coiffures et ornements, nudité et vêtements, l’extravagante variété de ces signes forme un langage qui dit l’appartenance culturelle, le genre, l’époque, l’âge et le statut social. Malgré l’extrême diversité des gestes et des idées, une certaine universalité des enjeux psychologiques et sociaux guide cette quête d’embellissement. Ce cours propose une approche pluridisciplinaire mobilisant l’ensemble des sciences sociales. Il poursuit deux objectifs principaux : – réfléchir à la quête humaine de beauté de la préhistoire à nos jours, avec une réflexion prospective portant sur le 21e siècle, en s’appuyant sur l’étude d’un grand nombre de civilisations ; – montrer comment la quête de beauté, réputée futile, s’avère au contraire au cœur d’enjeux culturels et sociaux majeurs.

Marketing social : changer les attitudes et les comportements : Karine GALLOPEL-MORVAN (maître de conférences à l’Université Rennes I)
Ce cours a pour objectif d’initier les étudiants au marketing social (MS), discipline très peu enseignée en France. Le MS consiste à mettre en place des techniques du marketing commercial telles que les études de marché, la communication, la segmentation, le positionnement, le marketing direct, les relations presse, etc. pour modifier les comportements des individus afin d’améliorer leur bien-être et celui de la société. Le MS est utile aux associations, aux organismes publics et aux entreprises. Il est très répandu au Canada, aux USA, en GB, en Australie, etc. et il se développe rapidement en France. Ses domaines d’application sont variés : alcool, sécurité routière, violence conjugale, environnement, SIDA, obésité, don d’organe, don de sang, handicap, humanitaire, tabac, etc.

Opinions, cultures et déploiement à l’international : Yves BARDON (directeur des études qualitatives chez IPSOS)
De plus en plus les clients des instituts d’enquêtes ont besoin d’informations sur l’opinion et la culture des pays où ils veulent se déployer. Après une séquence où les grands groupes pensaient que leur aura de marque internationale suffisait pour conquérir une clientèle, ils réalisent l’importance de la « grille de lecture » des opinions locales : c’est l’objet des études internationales, qu’elles soient exploratoires sur telle ou telle thématique, ou très opérationnelles (pré-test, post-test). A partir de trois exemples d’études sociales et culturelles des valeurs de l’opinion (Chine, France, Italie), le cours travaillera des cas concrets de méthodes et de solutions marketing directement connectées au développement international d’annonceurs et d’entreprises.

Les outils marketing de pilotage des médias : Henri-Paul ROY (fondateur d’Hyperworld Marketing)
Les médias sont des produits vivants, renouvelés lors de chaque édition, qui entretiennent une relation forte à leurs publics et nécessitent une approche marketing particulière. Ce cours s’attachera à donner aux étudiants les bases théoriques et pratiques des différents outils marketing utilisés dans ce secteur en utilisant comme support pédagogique des cas réels : outils stratégiques, pour concevoir un nouveau produit ou de repositionner un produit existant ; outils de pilotage, pour interpréter les résultats d’audience et optimiser les performances du produit ; outils de réparation, pour remettre sur les rails un contenu identifié comme problématique.

Pilotage de la valeur client : marketing relationnel, fidélisation et CRM : Othman BOUJENA (professeur associé à la Rouen Business School)
Dans un contexte de concurrence intense, le succès des marques réside dans leur capacité à développer et maintenir des relations durables et mutuellement profitables avec les consommateurs. Ce processus passe par la construction de la connaissance client permettant d’affiner la segmentation, d’assurer l’efficacité des programmes de fidélisation et de favoriser l’engagement des communautés de marque. Ce cours sensibilise les étudiants aux leviers stratégiques et marketing relatifs au Customer Relationship Management (CRM) ainsi qu’aux moyens de mise en œuvre en mobilisant les perspectives offertes par le web et le social media.

Extension de la marque média : Marc GONNET (directeur du marketing et de la communication chez Europe 1)
Un média privé vit de la publicité et du prix que paie le public. Mais pas seulement. Les revenus qu’on qualifiait autrefois de « recettes annexes » deviennent de plus en plus centraux dans le modèle économique des médias, dans les contenus qu’ils produisent et dans leurs stratégies de communication. Ce séminaire se base sur un postulat élémentaire, presque tautologique : c’est en développant une marque média forte qu’on peut envisager une diversification ambitieuse de celle-ci. De ce cercle vertueux du « brand stretching » jaillit un certain nombre de problématiques que ce séminaire adressera (comment identifier le potentiel d’une marque média ? quels modèles privilégier ? quels écueils éviter ? quelles best practices ?) A travers des études de cas, des interventions de professionnels référents et des points de cours approfondis, ce séminaire proposera une grille d’analyse à ceux qui seraient séduits par les métiers du marketing des médias dans son acception la plus ambitieuse.

L’industrie du Parfum dans le monde : une industrie des paradoxes : Maurice ALHADEVE (consultant marketing en parfumerie)
Le cours abordera : présentation générale de la « filière » parfum. L’amont de la filière : la création des fragrances, les « Maisons de Création » (Fragrances Houses), la tendance vers des Parfumeurs-créateurs internes. Initiation à l’olfaction (sentir quelques matières premières entrant dans les formules des fragrances). Analyse marketing du marché mondial du parfum : évolution récente de la stratégie des marques face aux changements du marché. Les études marketing appliquées au domaine de la parfumerie de luxe. La communication avec les spécificités de ce domaine. Législation et réglementation; la protection du nom et de la fragrance. La distribution mondiale des parfums de luxe, les problèmes posés par l’export. Le planning-type du développement d’un nouveau parfum.

Master Marketing : les cours du second semestre de M1 (1/2)

6 janvier 2012 par Edouard Mathieu (Sciences Po)

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À l’occasion des inscriptions pédagogiques en master qui ont eu lieu aujourd’hui, nous vous proposons une brève présentation des différents courts que suivront les élèves du master au cours du second semestre de leur première année. Un article qui permettra aux élèves de premier cycle, comme aux étudiants hors Sciences Po, de se faire une idée des enseignements dispensés au sein du master. Ce premier post, dédié aux cours obligatoires, sera suivi d’un second qui détaillera les différents cours électifs que peuvent choisir les étudiants.

Enseignements obligatoires

Stratégie d’entreprise : François HEILBRONN (directeur général associé au sein du cabinet Friedrich, Heilbronn & Fiszer)
Ce module de « stratégie de l’entreprise » approfondit le cours du premier semestre avec pour objectif la mise en situation professionnelle des outils. Son objectif est de compléter le corpus conceptuel et développer les compétences professionnelles à la résolution de cas en stratégie de l’entreprise. Il s’agit d’étudier, à partir de cas réels, comment une entreprise se positionne dans un environnement concurrentiel international mouvant et comment elle définit puis met en œuvre sa stratégie pour faire face aux risques et saisir les opportunités. Il s’articule, d’une part, autour d’un cours magistral qui présente les principaux cadres de la réflexion stratégique, des outils d’analyse et des illustrations sectorielles et d’entreprises et, d’autre part, de conférences de méthode, qui au travers de cas d’entreprises récents et d’une recommandation stratégique traitée en groupe, mettent en œuvre ces concepts.

Les études de marché : Le pilotage de la marque : Pierre-Yves MOURISSOUX (Altadis), Stéphane TRUCHI (président du directoire de l’IFOP), Benoît TRANZER (directeur général chez Millward Brown France)
Cette série de cours est consacrée à la mesure de la marque, ses nouvelles dimensions, ses nouveaux enjeux. On abordera la quetions des indicateurs pertinents à mesurer et des designs d’étude leur correspondant. On traitera la problématique de la marque sous différents angles. Sous l’angle marketing, on s’attardera sur la notion de ‘brand equity » et sur son contenu. On s’attachera à analyser la valeur de la marque, ainsi que la contribution à cette valeur de ses différentes expressions: celles qui émanent d’elle, en particulier la communication, et celles qui sortent de son contrôle (buzz, e reputation). On abordera les problématiques de CRM (Consumer relationship management), de marque relationnelle et marque partenaire. On s’intéressera enfin à la dimension corporate de la marque, la gestion de crise,la responsabilité sociale et éthique de la marque.

Introduction aux stratégies digitales et E-Business : Erwan GRINGOIRE (président directeur général de Playgrnd)
Les années 1990 ont constitué l’avènement du World Wide Web. Cette révolution technologique a induit de profondes mutations sociologiques, créant de nouvelles façons de communiquer, de se divertir, et de consommer. Territoire initialement réservé aux « geeks », Internet s’est largement démocratisé, au point d’être devenu omniprésent, connectant tous les écrans, de l’ordinateur jusqu’à la télévision, en passant par le téléphone mobile, et connectant même les objets du quotidien entre eux. Auparavant exploité comme un média de masse par les entreprises, Internet est désormais devenu une plateforme, collaborative, d’échange, participative, requérant pour les marques de repenser profondément leur stratégie de communication, leur stratégie marketing, et repenser aussi leur stratégie business, tant liée au fonctionnement interne des sociétés que dans leur manière de vendre leurs produits et services. Il aura fallu moins d’un an pour que Facebook accueille son deux cent millionième membre (alors qu’il aura fallu 13 ans pour équiper cinquante millions d’utilisateurs de la radio). « Traditionnal medias send messages. Blogs start conversations » (Loic Le Meur). En quelques années,l’avènement du web social a bouleversé tous nos acquis. – Comment les entreprises doivent s’adapter à l’ère du tout internet ? – Les consommateurs ont-ils réellement le pouvoir sur les marques ? – Le Web2.0 initié par Tim O’Reilly est-il un réel eldorado pour les annonceurs ? – Quelles stratégies les acteurs du marketing digital usent-ils pour conquérir de nouveaux marchés, au niveau mondial ? – Quels sont les nouveaux faites et usages du Web à considérer dans la mise en place des stratégies de communication globales ? Ce séminaire tentera d’y répondre, par une approche théorisée, le témoignage de cas réels, et le format interactif de cet enseignement. Objectifs pratiques de l’enseignement : – initier les étudiants aux stratégies de communication digitales des marques, tant B2C que B2B ; – impliquer les étudiants dans des démarches de réflexion prospectives, d’analyse, stratégiques et créatives ; – former les étudiants à l’appréhension des comportements des internautes ; – suggérer la place des initiatives digitales dans la communication globale des marques ; – introduire les thématiques liées au e-business.

Marketing entrepreneurial : Olivier ARON (président de ROSAE)
Une nouvelle forme de marketing voit le jour: le Marketing entrepreneurial. Le nombre de jeunes diplômés qui tentent leur première expérience entrepreuneriale va croissant et l’esprit entrepreunerial domine dans les entreprises les plus performantes, particulièrement en temps de crise, quand les ressources sont plus rares. Le marketing entrepreunerial a ses règles propres, apporte un angle d’analyse alternatif et est générateur d’un retour sur investissement significativement meilleur pour les entreprises en cas de succès. Ce cours séminaire, alternant apport de matière théorique et traitement d’un cas en groupes étape par étape de la construction du projet marketing va apporter aux étudiants des outils pratiques et concrets de construction d’un projet à travers le choix soit d’un projet pré-existant et sa description, soit d’un projet qui leur tient à coeur parti de la feuille blanche.

Breach Marketing : Leap frog Marketing : Marc BOURGERY (directeur de Kit Success)
If we all agree that the most important role of Marketing is to create Value then we must also all agree that in today’s highly competitive markets Marketing is failing to deliver.Most products are overstocked and undersold, discounting being the most used marketing technique. We can say that products and brands are less and less unique and more and more « commoditized ».Leap Frog Marketing is an alternative approach that will teach you how to Market with flair and vision, to panick competition, to build High Value and have fun all at once. Join us and discover the Steve Jobs that might be sleeping in you!

Grands enjeux de la distribution, négociation et politique commerciale : Jullien BREZUN (directeur commercial chez Relais l’Occitane), Patrick MOYNOT (PDG de Musikia)
Ce module est destiné à donner aux étudiants les repères et outils indispensables à la définition et à la mise en œuvre d’une stratégie commerciale. Il s’agit de s’intéresser non plus à la conception du produit lui-même, mais à sa mise sur le marché, c’est-à-dire à la phase « aval » du marketing, qui prend alors le nom de marketing opérationnel. Le cours vise notamment à favoriser la compréhension : – des différents contextes commerciaux : quels acteurs, quels rôle et place dans la chaîne de valeur, quels objectifs (les objectifs des uns ne sont pas ceux des autres, les voies d’accès au client final diffèrent… les outils aussi) ; – des circuits et modes de distribution : grande distribution, grande surface spécialisée (GSS) distribution spécialisée, distribution exclusive, vente à distance (VAD) vente par relation, etc. ; – des relations distributeurs/fournisseurs : pratiques, rapports de force, techniques de négociation ; – des techniques de marketing direct : outils et principes de la gestion de bases de données et de l’animation de fichiers ; – des techniques spécifiques de marketing on-line et de leur place dans la stratégie commerciale ; – du merchandising et de la gestion des points de vente.

Rencontres Cap Digital & Personal Democracy France – 06/12

26 novembre 2011 par Edouard Mathieu (Événements)

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Le 6 décembre prochain se tiendront au Centquatre à Paris les rencontres Cap Digital, et le forum Personal Democracy France 2011. Une journée de rencontres, de tables-rondes et de conférences autour du numérique, et particulièrement autour des liens entre le digital et la politique. L’entrée est libre sur inscription : http://digitallyours.fr/rencontres-ag-cap-digital/3/

Ouvertes aux 700 adhérents de Cap Digital et plus largement à l’écosystème du numérique, ces rencontres proposent de revenir sur 3 ans d’actions collaboratives et de lancer le plan stratégique du pôle pour les 5 ans à venir : Cap 2017. Cap Digital organise avec le Club Jade, à l’occasion de ces rencontres et pour la première fois en France, le Personal Democracy Forum, événement de référence sur l’impact des nouvelles technologies en politique.

9h30 : Introduction par Jean-Baptiste Soufron (directeur du Think Tank de Cap Digital), et Mehdi Benchoufi (président du Club Jade)

9h40 : The Web in the Revolutionnary Moment par Micah Sifry (président du Personal Democracy Forum) – en anglais

9h50 : Kevin Hauswirth (Director of Social Media, mairie de Chicago)

10h10 : Table Ronde – Le web dans la révolution démocratique animée par Eric Legal : Pierre Guillou (Elus 2.0), Nicolas Hernandez, Christian Delom (Primagora), Frédéric Neau (EELV)

11h10 : Table Ronde – La révolution Open Data animée par Alban Martin (Orange) : Romain Lacombe (Etalab), Claire Galon (Libertic), Agnès Verdier-Molinié (Ifrap)*, François Bancilhon (Data Publica)

11h55 : Table Ronde – L’impact du data journalismeanimée par Clémence Pène : Alexandre Léchenet (Le Monde), Nicolas Kayser Bril (Owni), Caroline Goulard (Data Veyes), Emile Josselin (PS)

14h30 : Discussion – Les campagnes en ligne en 2012 : Manuel Diaz (emakina), Julien Bayou (EELV), Vincent Feltesse (PS)

15h : Discussion – Quel numérique en France après 2012 : Christian Paul (PS), Laure de la Raudière (UMP)

15h30 : Discussion – L’état de l’open government en France: Frank Riester (UMP), Fleur Pellerin (PS)

16h : Discussion, avec le soutien de l’AFNIC – Quelle gouvernance de l’Internet après les révolution arabes : Bernard Benhamou (DUI), Stéphane Bortzmeyer

16h45 :  Anthéa Watson

17h05 : Francis Pisani (Winch 5) - innovation et médias sociaux aux coins du monde

17h25 : Christian Vanizette et Leila (Make Sense),

17h45 : Keynote de Séverin Naudet (Etalab)

18h15 : Benoit Thieulin (La Netscouade)

18h35 : Nicolas Vanbremeersch (Spintank) - 10 points à retenir pour la campagne de 2012

18h55 : Guilhem Fouetilhou (Linkfluence)

19h15 : Francisco Polo (Directeur Espagne de change.org)

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Une nouvelle maquette pour un nouveau master

27 mai 2011 par Damien (Sciences Po)

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Les raisons du changement

Le marketing se situe dans un monde en évolution. Certaines techniques employées ne sont plus adaptées, ou ne permettent pas de comprendre intégralement des consommateurs de plus en plus complexes. Au cours de la dernière décennie, trois grands bouleversements ont eu lieu : une révolution numérique, une crise écologique, et, de façon plus conjoncturelle, une crise économique. Par conséquent, le modèle de consommation de masse tend à être remis en cause. Désormais, les consommateurs  ont changé de mentalité. La maquette se devait de rester en lien avec le monde. Par conséquent, les enjeux du futur ont été identifiés, et de nouveaux cours sont proposés, en accord avec l’ADN de Sciences Po.

Trois nouvelles filières

Le nouveau master comprend trois filières en lien avec les nouvelles problématiques mondiales.

La première filière est orientée vers le luxe, car ce secteur est en pleine évolution. Le luxe tend à se développer très rapidement dans les pays émergents.  Sciences Po accueille actuellement 40% d’étudiants étrangers, dont beaucoup issus de ces pays, et qui peuvent apporter leurs connaissances et visions de la situation.  Cet atout peut rendre la filière luxe très attractive.

La seconde filière, à savoir une formation spécialisée dans l’E-business, tend à répondre aux nouveaux enjeux des sociétés sur le web. Elles doivent désormais gérer leur réputation et leur distribution non seulement par les canaux classiques, mais également sur le web.

Enfin, le marketing alternatif (associatif, culturel, social, consommation partagée…) peut être une force de Sciences Po, dans la mesure où la sociologie y est prééminente. Une telle formation est nécessaire, puisque les différents publics tendent à être réticents à la consommation, ou aux marques. De plus, les secteurs d’application du marketing s’étendent alors que de nouveaux acteurs y font appel.

Une orientation facilitée

L’objectif consiste également  à aider les élèves dans leur orientation. Beaucoup d’élèves hésitent lors de leur orientation entre l’Ecole de la Communication et le master Marketing et Etudes. Un marketeur n’a pas forcément le même profil qu’un spécialiste en communication. Le master Marketing et Etudes prépare aux métiers des études qualitatives et quantitatives, ainsi qu’à différents métiers centrés sur l’offre et le consommateur (une liste non-exhaustive des métiers est disponible dans l’onglet Métiers du site). Un élève de l’école de la communication, quant à lui, se destine à travailler dans la publicité, les relations publiques, le lobbying… La nouvelle maquette et ses différentes filières permettent de choisir clairement entre les deux masters.

Une place importante à la professionnalisation

Enfin, il s’agit de donner une place importante à la professionnalisation dans le master. Il est tout d’abord possible d’effectuer une année de césure à la fin de la première année de master afin de découvrir le monde du travail. Les élèves peuvent également opter pour un enseignement en apprentissage au cours de la seconde année de master, ce qui permet d’intégrer le monde professionnel. Après l’obtention de leur diplôme, les étudiants sont alors plus crédibles auprès des entreprises, et leur profil pourra être préféré.  Avec un véritable aller-retour entre l’école et l’entreprise, le diplôme atteste des qualités opérationnelles de l’étudiant.

Nous souhaitons remercier Suribey Chamorro Plaza, responsable pédagogique  du master, pour avoir accepté de répondre à nos questions.

La Lutine, naissance d’une marque de bijoux

6 mai 2011 par Clemence (Actualités, Entretiens)

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Rencontre avec Michèle Collas, directrice de la création, La Lutine

Comment La Lutine a-t-elle vu le jour ?
La marque a vu le jour par un bel été de 1997 suite à une recherche de reconversion professionnelle. Je voulais avoir une activité liée à la création que je pouvais maîtriser de A jusqu’à Z.
Auparavant, j’avais déjà créé ma propre entreprise en tant que détaillante en prêt-à-porter féminin, mais je n’y trouvais pas mon compte.
Habitant à cette époque sur l’île de Ré, j’ai profité de la fréquentation touristique pour proposer mes premières créations de bijoux directement sur les marchés de l’île.
La réaction a été quasi immédiate, et un mois plus tard je m’inscrivais dans un salon professionnel à Paris (Bijhorca), aujourd’hui Éclat de mode, afin de toucher une clientèle française et étrangère.

Avez-vous lancé votre entreprise seule ou en équipe ?
L’entreprise, à la base, s’est développée grâce au travail de deux personnes, mon mari et moi. Aujourd’hui nous sommes 6 à travailler pour La Lutine, et 3 agents commerciaux qui travaillent pour différentes marques.

Quelle était votre formation initiale? Des spécialistes du lancement d’entreprise vous ont-ils aidée?
J’ai suivi une formation de secrétaire, autrement dit j’ai réussi à transformer ma passion en véritable métier! Nous avons monté notre marque seuls avec mon mari, qui vient du milieu commercial dans le prêt-à-porter. Tout a été fait de manière très empirique, avec une bonne connaissance du marché et du terrain.
Le plus important était de présenter un produit mode, innovant, à un prix correct, et fabriqué en France de manière irréprochable.

Comment se sont passés les débuts? Quelle a été la stratégie pour faire connaître la marque?
Il n’y a pas vraiment eu de stratégie pour faire connaitre la marque au début. Notre meilleur atout était d’être présents l’été sur des marchés de l’île de Ré, où une très belle clientèle venait, ce qui créait un excellent bouche à oreille, que ce soit au niveau des particuliers mais aussi des commerçants français venant en vacances sur l’île. Notre second atout était de faire les salons internationaux à Paris, sans lesquels nous n’aurions jamais eu autant de points de vente en aussi peu de temps, pour diffuser largement notre marque.
Aujourd’hui, les choses évoluent, notre marque a encore un grand potentiel de développement, et nous voulons avancer du mieux possible. C’est pourquoi nous nous sommes entourés de personnes compétentes dans le milieu du marketing et de la communication. L’une de nos filles a d’ailleurs rejoint notre équipe tout récemment, car La Lutine c’est aussi une entreprise familiale.

Qui s’occupe de la production des bijoux ?
Je m’occupe de gérer la production des bijoux qui est entièrement réalisée à La Rochelle dans notre atelier. Il est important pour nous de proposer au client un produit de qualité, et j’y veille tout particulièrement.

La Lutine vend aujourd’hui dans toute la France; comment cela fonctionne-t-il?
Effectivement La Lutine est diffusée sur toute la France par l’intermédiaire des salons professionnels, pour les saisons automne-hiver et printemps-été, et le reste de l’année en collaboration avec des agents commerciaux multicartes qui couvrent les différentes grandes régions de France.
Tout le territoire n’est malheureusement pas encore couvert, dont deux ou trois grandes régions (Nord-Est, Rhônes-Alpes), ce qui laisse encore des possibilités de développement.

 

Rencontre avec Margaux L’Appartien, chargée de communication La Lutine

Quelle a été ta formation? Etait-elle centrée sur la communication?
Je suis issue d’une formation plutôt littéraire et artistique avec un bac L Histoire de l’art, puis une licence en Histoire des Arts à la Sorbonne. Lors de ma troisième année, j’ai suivi en parallèle la licence en Information/Communication à la Sorbonne Nouvelle. Communication et art sont deux domaines qui peuvent très bien être complémentaires.
Ce sont surtout les stages que j’ai effectués pendant mon cursus qui m’ont permis de lier ces deux spécialités, que ce soit en agence de communication ou dans les galeries d’art, et d’acquérir de réelles compétences.

Quelle est la spécificité de la gestion de la communication d’une PME?
Je ne sais pas quelle est la spécificité de la gestion de la communication d’une PME, mais la spécificité chez La Lutine est que tout est géré en interne, et par la même personne! La communication de la marque a réellement été développée il y a un et demi, c’est tout nouveau, tellement récent que la gestion marketing est aussi gérée par la même personne (c’est à dire moi).

Quels sont aujourd’hui les objectifs en matière de communication pour La Lutine?
Les principaux objectifs pour notre marque sont de mettre en avant son image auprès de nos distributeurs et du client final, mais aussi de nous faire connaître auprès d’une cible plus large de consommatrices, notamment par l’intermédiaire des relations presse et des réseaux sociaux.
Nous prévoyons aussi une stratégie de communication un peu plus événementielle dès la fin de cette l’année pour fêter les 15 ans de la marque en 2012, avec de nombreuses surprises… Mais je ne peux pas en dire plus pour le moment!

http://www.lalutine.fr